Dans les années 30, Claude et Lydie DUFOUR déposent une requête aux administrations, pour créer un commerce qui regroupera plusieurs activités à Chandon. Pour cela, Claude construit une maison où Lydie gèrera un hôtel- restaurant-bistrot et de son côté, Claude fera de la récupération de métaux non précieux, ainsi que du commerce.

  • 1934
  • la construction se termine, mais les problèmes financiers arrivent avec. Lydie étend ses activités en allant vendre le lait et le beurre de ses 6 vaches à Charlieu. Claude de son côté comprend très vite que tout ce qui se jette peut être récupéré, valorisé et revendu, c’est l’histoire du recyclage…
    A force de travail, les époux DUFOUR rendent leurs commerces viables.
    A cette époque leur Fils Jean, né en 1927, s’intéresse de près aux affaires familiales. Lui aussi commence très jeune à démonter les vieilles carcasses de voitures pour récupérer ; le bois qui permettra à la famille de se chauffer, ainsi que le crin animal dissimulé dans les sièges qui lui, sera revendu pour faire des matelas, ou des fauteuils.
    Les activités de fonderie à Roanne sont une aubaine pour Claude, il peut y revendre directement ses récupérations d’aluminium et de bronze, contenu dans les voitures. Le bistrot de Lydie est important dans le développement des activités de Claude, souvent autour de la table, les conversations aident à connaitre les lieux où Claude peut trouver des carcasses à récupérer.

  • 1939
  • la guerre éclate, tout devient introuvable, les approvisionnements se font au compte-goutte, la récupération et le recyclage prennent encore de l’importance. Les tôles plates des carcasses ne partent plus à la matière, mais elles servent à refaire la couverture des bâtiments agricoles, les réservoirs de carburant sont transformés en sceau pour les champs, etc…
    Durant l’occupation Allemande, Jean va à l’Ecole Publique, il apprend le calcul, les logiques de construction et toutes les vertus qui lui serviront dans sa future vie professionnelle. Il n’usera pas ses culottes sur le banc de l’école, c’est plutôt l’Ecole de la vie qui l’intéresse. Il aide dans l’entreprise, son père Claude commence à l’emmener avec lui pour lui apprendre le commerce et ses filons.

  • 1942
  • les carburants se font rares, tout est rationné, c’est l’apparition des véhicules à Gazogène, Claude investi une Renault Viva gazogène, il s’en servira de remorqueuse et de Taxi, rien n’arrête Claude pour faire vivre sa famille sauf, un commando Allemand en Juillet 44. Toute la famille est déportée dans une prison de Saint Etienne, Claude sera roué de coups, des coups qui entraineront sa mort en Mars 1945.

  • Avril 1945
  • Veuve, Lydie continue à mener son bistrot – restaurant. Jean passe ses permis de conduire et prend la suite de son père. Il est jeune, et le commerce est difficile pour lui. Il est toujours à l’Ecole de la vie, mais les difficultés vont rapidement l’endurcir pour qu’il se forge un caractère bien trempé.
    La démolition DUFOUR s’agrandit autour de l’Hôtel Restaurant, les premiers casiers pour y entreposer les pièces voient le jour, Jean prend son envol quand il est stoppé par le service Militaire en 1952. C’est une nouvelle fois sa maman Lydie, qui permet de continuer l’activité.
    Au sortir du service militaire, Jean continue à faire évoluer la démolition, en 1958 Jean se marie, son épouse Renée prend en charge la comptabilité.

  • Avril 1959 : Naissance d’Alain DUFOUR (actuel responsable de la SARL Dufour)
  • Avril 1964 : Naissance de Jacky (décédé d’un accident le 5 juillet 1975)
  • Avril 1965 : Naissance de Christian DUFOUR
  • Après avoir passé leur temps sur le chantier, autour des carcasses ou dans une caisse à outils, Alain et Christian suivront des études de carrossier formeur.
    Dans les années 70-75 Jean se passionnent pour la vie des marchés aux puces à Lyon. Il achète de quoi alimenter son commerce à Chandon, il en profite pour emmener Christian et Alain et à son tour, il leur inculque les valeurs du commerce.
    Les deux garçons réussiront leur CAP de carrossier, ils feront leurs premières expériences chez Saunier puis la SAGG pour Alain et chez Chirat pour Christian.

  • 1976
  • Loi préfectorale pour l’environnement : avec le boom commercial et de consommation d’après-guerre, les préfectures doivent débarrasser les carcasses de voitures qui trainent un peu partout, la démolition Dufour reconnue par la préfecture de la Loire, est missionnée pour nettoyer l’environnement. Jean peut alors prendre des employés.

  • 1981
  • C’est l’apparition des appels d’offres d’assurances : les compagnies d’assurances vendent leur épaves aux démolisseurs. La démolition Dufour répond à tous les critères nécessaires pour prétendre à ces appels d’offres. L’entreprise se développe encore, s’agrandit et de nouveaux employés sont embauchés. Alain l’ainé des enfants vient seconder Jean. Il a en charge les achats de voitures accidentées ou en fin de vie, il fait les tournées de ramasse des épaves, il démonte les voitures et passe derrière la banque du magasin, tous cela pour mieux connaitre le métier.

  • Les années 80
  • marquent l’arrivée des primes accordées par les constructeurs pour le renouvellement des voitures destinée à la ferraille, c’est une nouvelle étape dans le développement de la démolition DUFOUR. A cette période l’entreprise traite autant de véhicules qu’aujourd’hui, soit environ 1500 voitures/an. La grande différence réside dans l’exploitation des véhicules hors d’usage. Aujourd’hui le recyclage est plus minutieux.

  • 1985
  • Christian le plus jeune des enfants arrive à son tour dans la démolition. Comme tous ses prédécesseurs il occupe tous les postes de l’entreprise, jusqu’aux années 90. A cette époque les demandes de pièces d’occasion augmentent petit à petit, notamment avec l’arrivée du contrôle technique obligatoire des véhicules en 1992. Il faut démonter de plus en plus de pièces, les effectifs humains augmentent. Christian reste derrière la banque en permanence pour faire le commerce des pièces, Jean construit de nouveaux bâtiments destinés à accueillir des rayonnages pour stocker les pièces.

  • 1995
  • Françoise, l’épouse d’Alain rejoint à son tour l’entreprise familiale pour prendre la suite de Renée côté administratif. Ce point va voir une forte évolution, tout se réglemente, les démarches sont de plus en plus fastidieuses et le recours à l’informatique devient incontournable. Autre fait marquant, la construction d’un atelier dédié au démontage pour améliorer l’exploitation des voitures.

  • 1999 : il faut démonter toujours plus, un nouvel atelier voit le jour et les employés se portent au nombre de 10.
  • 2004
  • Naissance des procédures administratives sur les cartes grises des véhicules, le travail administratif s’alourdit de nouveau, Françoise est rejoint par une secrétaire pour arriver à faire face.
    L’écologie est une priorité, les normes évoluent, la démolition DUFOUR suit la réglementation, les compagnies d’assurances renouvellent leur confiance car l’entreprise est certifiée QUALICERT.

  • 2011
  • Les voitures coûtent de plus en plus d’argent à remettre en état suite aux accidents, et ce phénomène coute très cher aux assurances. Ces dernières souhaitent réparer les véhicules avec des pièces de réemploi (occasion) afin d’éviter de mettre les voitures en épaves. Pour cela il faut que les stocks soit accessibles sur internet par les experts d’assurances et les réparateurs. Comme dans tout ce qu’a entreprit la famille DUFOUR depuis 3 générations, Alain a été un des premiers à adhérer et à mettre ce système en place dans l’entreprise familiale.

  • 2012
  • Alain missionne un prestataire pour mettre ce système en place. Pour cela il a fallu informatiser une partie du stock de pièces existantes et remanier les postes de l’entreprise pour travailler avec l’informatique. Ce système garantit la traçabilité de chaque pièce et permet aux particuliers comme aux professionnels de connaître une partie du stock en se connectant au site www.dufour-recyclage-autos.com.

  • 2014
  • Un des nouveaux projets est en cours, le parc de stockage des Véhicule Hors d’Usage va s’agrandir, les autres suivront.
    Jean 87 ans empile toujours les carcasses, Renée son épouse le surveille, Alain et Christian travaillent pour continuer à faire vivre cet établissement, bien entendu tous les employés de la Démolition Dufour font partie intégrante de cette histoire, c’est aussi une des force de l’entreprise.
    80 ans après la naissance de l’hôtel –restaurant-bistrot-récupération de métaux non précieux, la SARL DUFOUR emploie 14 personnes. Main dans la main, tout le monde s’unis pour dire MERCI Lydie et Merci Claude DUFOUR.